CAEV

Arthrite Encéphalite Virale Caprine

DESCRIPTIF DE LA MALADIE

 

Signes cliniques

Il s’agit de la première cause de réforme chez les chèvres ; cette maladie virale se caractérise par

    • Des arthrites chroniques et permanentes (chez les animaux de plus de 4 mois) : toutes les articulations peuvent être atteintes, engendrant de simples boiteries à l’immobilisation de l’animal en position couchée. La taille du « gros genou » est un index clinique permettant de mettre en évidence ce phénomène.
    • Des mammites (qui n’entraînent pas de modification apparente de l’aspect du lait, contrairement aux mammites bactériennes) : on distinguera la mammite aiguë (« pis de bois », surtout chez les primipares au moment de la mise-bas) et la mammite chronique (induration atteignant une partie de la demi-mamelle).
    • D’autres symptômes, plus rares :
      • Pneumonie chronique chez les adultes
      • Paralysie ascendante chez les jeunes, à partir de 3 – 4 mois

Seul environ un tiers des animaux infectés développent les symptômes (forme latente ne s’exprimant qu’en conditions de stress, etc). Cependant, une primipare qui exprime une arthrite sévère ne produit que deux tiers de son potentiel laitier.

Il n’existe ni de traitement ni de vaccin contre le CAEV.

 

Contamination et virulence

 

Chez les jeunes, la contamination s’effectue par le colostrum ou le sang (cas particulier de transmission intra-utérine dans le cas de maladies provoquant une altération de l’intégrité de la barrière placentaire, comme les maladies abortives). La contamination s’effectue ainsi principalement à la mise bas, par léchage de la mère, lors de la première tétée, et à tout moment par contact direct avec d’autres animaux contaminés ou par l’intermédiaire d’un matériel d’injection collectif.

Chez les adultes, la transmission s’effectue lors de la traite, par le phénomène d’impact (entrées d’air dans les manchons, ce qui provoque une remontée à très grande vitesse dans les mamelles de gouttelettes de lait étant restées dans les manchons ou la griffe)
Le sperme n’est a priori pas contaminant.

 

LA PREVENTION DU CAEV

Chez les jeunes

La séparation de la mère doit être immédiate à la mise bas. Ne pas faire lécher. Ne pas laisser téter. Favoriser par contre le bouchonnage et séchage, la désinfection du cordon, etc.
La transmission au chevreau s’effectuant principalement par le colostrum et le lait , ces derniers doivent être thermisés (= chauffés à 56° C pendant une heure) et manipulés avec une hygiène stricte pour éviter ce problème (sauf si le lait en poudre est donné directement après la prise colostrale).
Le traitement thermique est de 56°C (plus ou moins 2°C) pendant une heure, avec agitateur et thermostat (ou un thermiseur correctement réglé). Il permet d’inactiver le virus en préservant les capacités immunitaires du colostrum.
De même, il faut éviter les traumatismes des membres chez les jeunes (attraper les animaux par les pattes, pendre les chevreaux à la naissance par les pattes arrières, …)

 

Chez les adultes

Pour les élevages en processus d’éradication ou qualifiés indemne, la réglementation précise que seuls des animaux provenant d’élevage qualifiés indemnes peuvent être introduits dans ces élevages.
Pour les autres élevages, il convient de faire attention de manière générale aux symptômes cliniques lors de toute introduction.

La séroconversion d’une chèvre adulte pouvant être due à une nouvelle contamination ou un stress (révélant une ancienne contamination), des mesures d’hygiène sont à respecter au niveau du matériel sanitaire (seringues, …), mais aussi de l’organisation du chantier de traite (faire passer les jeunes a priori non contaminés avant les autres, éviter les entrées d’air dans les manchons en cours de traite, etc)

Certaines précautions permettent de limiter l’infection des nouveaux animaux et l’apparition des signes cliniques chez les animaux infectés :

    • Bon entretien de la machine à traire / Contrôle annuel agréé
    • Changement des manchons au moins une fois par an, lavage complet matin et soir
    • Bonnes pratiques de traite
    • Utilisation de matériel d’injection à usage unique (désinfection soignée du matériel de tatouage, bouclage)
    • Limiter les fatigues articulaires (conditions de logement des animaux)

Source : GDSCentre

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