BVD / Maladie des muqueuses

Cette infection est largement répandue, puisqu’un élevage sur deux l’a connue le plus souvent de façon inaperçue dans les 7 dernières années. Elle est due à un groupe de virus dénommé « Diarrhée Virale Bovine » (BVD pour les Anglo-saxons).

 

Ce groupe de virus contient plusieurs sous-groupes, au sein desquels les mutations entretiennent une évolution constante. Ceci pose le problème de la prévention vaccinale comme arme collective à grande échelle, puisqu’on risquerait de sélectionner les souches échappant à la couverture de la souche utilisée dans le vaccin. Cela ne retire rien, en revanche, à l’intérêt du vaccin à l’échelle d’un élevage

 

Les symptômes

Ils sont extrêmement variables selon les souches, pouvant aller de l’inaperçu à des troubles graves, et concernent d’abord la reproduction.

 

  • Une infection naturelle antérieure entraîne une immunité longue qui protège efficacement les animaux. C’est donc sur les animaux indemnes, et surtout les élevages indemnes, que les symptômes seront les plus notables.
  • Le virus BVD peut provoquer une immunodépression transitoire de quelques jours, augmentant l’incidence et la gravité d’une autre infection présente au même moment : diarrhées, troubles respiratoires. Ces symptômes, plutôt chez les jeunes, ne sont évocateurs que par leur gravité inhabituelle, qui amène alors à suspecter la BVD.
  • Les femelles en reproduction réagissent différemment selon le stade de gestation, au moment de leur première infection :
    • Retours décalés, puis avortements dans les 6 premiers mois Lésions congénitales des nouveaux nés contaminés entre 4 et 6 mois de gestation :
      – Yeux petits, ou d’aspect laiteux,
      – Ataxie, incapacité à trouver son équilibre par atteinte du cervelet,
      (la non-ouverture, sténose du rectum, n’est pas un symptôme de BVD).
    • Enfin, les femelles pleines de 2 à 4 mois pourront donner naissance à des veaux infectés de manière permanente, les IPI, qui assureront le relais de l’infection en contaminant par leur salive et leurs excréments, tout animal en contact.

    Ces animaux, souvent plus fragiles, meurent, estimet- on, à 90 % dans les 2 premières années de vie. Mais les 10 % restant, d’aspect tout à fait normal, assurent la pérennité de l’infection et ne donnent naissance qu’à des IPI. On observe 2 formes particulières de la maladie chez les IPI :

    • Maladie des muqueuses : diarrhée brutale, amaigrissement et mort (peut ne pas alerter si elle ne concerne qu’un animal dans sa génération).
    • Retard de croissance (mais qui peut avoir d’autres causes).

 

Dynamique de la BVD et comment s’en protéger !

  • 50 à 60 % des élevages ont connu le virus dans les 7 dernières années, 10 % détiennent un ou des IPI. Autant s’assainissent naturellement qu’il s’en infecte chaque année.
  • 1 % d’IPI parmi tous les bovins, 1.5 % avant 4 mois, 0.5 % au-dessus de 12 mois.
  • 1 animal sur 2 est séronégatif à 2 ans, ce qui signifie, quand il n’est pas IPI, qu’il n’a pas rencontré le virus. Il faut lui éviter une contamination en début de gestation (analogie avec la rubéole chez la femme = séropositive, OK, séronégative, à protéger avant toute grossesse).

 

Éviter l’infection de son troupeau est possible !

  • En contrôlant les achats en virologie : antigénémie sur un animal de plus de 6 mois ou méthodes PCR, multipliant le génome viral, quels que soient l’âge de l’animal et son produit à la naissance. Les jeunes reproducteurs/reproductrices issus d’achat doivent aussi être contrôlés.
  • En évitant les contacts « mufle à mufle » avec les troupeaux voisins (double clôture, chemin, haie, sont efficaces).
  • En nettoyant soigneusement le matériel utilisé en commun, que ce soit entre élevages ou entre ateliers.

 

Place de la vaccination

Elle doit être envisagée dans tout élevage de reproductrices ne pouvant contrôler les achats ou éviter les contrôles de voisinage.

Les vaccins n’avaient, jusqu’à ces dernières années, pour objectif que de limiter la clinique (les symptômes).

Les plus récents assurent une protection du foetus (variable selon la souche en cause) et sont donc susceptibles de ne pas laisser l’infection se pérenniser dans l’élevage. C’est un plus important. La protection ne peut être pleine qu’avec des rappels annuels.

Les IPI ne « prennent » pas la vaccination, et peuvent se reproduire. La seule vaccination ne peut donc être un outil d’assainissement d’un cheptel infecté.

 

L’assainissement

Il passe par la détection et l’élimination des IPI nés et à naître.

Cette recherche est basée sur le contrôle des animaux présents, puis des nouvelles générations qui apparaissent car des IPI sont présents « dans les ventres » quand on commence à assainir :

  • soit par recherche virologique individuelle
  • soit par détection sérologique des lots détenant beaucoup de séropositifs, signe qu’un IPI est ou a été présent, et recherche virologique ciblée sur les séronégatifs.

La vaccination des séronégatifs et des premiers lots séronégatifs peut être envisagée

Source : GDMA85

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